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TOKITSU RYU LA VOCATION DE L’ACADEMIE
La vocation de l’Académie TOKITSU RYU consiste à apporter à tous ses membres les moyens d’engager ou de poursuivre une pratique personnelle de l’art martial au XXIème siècle dans le respect de la tradition.
Au sein de l’Académie, une même attention est portée au débutant et au pratiquant expérimenté tous tendus vers le succès des efforts de chacun.
L’Académie enseigne selon la méthode JISEIDO, élaborée par Sensei K. TOKITSU dans le but d’offrir à chacun la possibilité d’une pratique personnelle accompagnée par des professeurs sélectionnés.
JISEIDO se différencie par sa conception de l’acquisition des connaissances en art martial, son entrainement et sa finalité. Ainsi, Sensei K. TOKITSU écrivait “Les arts martiaux sont une méthode d'auto éducation, dont l'objectif est de rendre chaque être humain autonome et capable de prendre la responsabilité de sa propre vie. L'élève n'est jamais éduqué mais apprend, guidé par l'enseignant, à s'éduquer lui-même”.
L’enseignement selon JISEIDO associe :
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L’appropriation rigoureuse des techniques,
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La recherche du bien-être et la préservation de sa santé,
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Le maintien de son énergie au cours des années,
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La possibilité d’acquérir une efficacité de combat,
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La découverte et l’exploitation de ses capacités personnelles par une pratique régulière.
Concept du Jisei-do
自成道
Dans ce site, je tiendrai régulièrement une chronique dans laquelle je présenterai ma réflexion sur la pratique corporelle, entre autres celle des arts martiaux.
Tout d'abord je présente le concept du Jisei-dô qui est ma position de pratique et de recherche.
En quoi consiste la pratique du Jisei-dô?
Le Jisei-dô 自成道est un concept que j'ai élaboré à partir des termes japonais:

Ji 自signifie le « soi-même»,
sei成signifie « faire, accomplir ou devenir »,
dô道 signifie « la voie ».
Le « Jisei-dô » pourrait être traduit :
« la voie pour se former soi-même en exerçant soi-même une discipline ou une méthode de l'art. »
C'est la position dans laquelle je construis mes activités de recherche, de pratique et d'enseignement. C'est aussi ma façon de vivre.
C'est également la direction de mon enseignement des arts martiaux afin que chaque élève puisse renforcer son être en s'exerçant lui-même.
Le Jisei-dô est une intégration de trois domaines de pratique dont chacun pourrait former une discipline autonome.
Puisque la pratique de « la formation de soi » va s'étendre sur une longue période de la vie, de prime abord elle nécessite une bonne santé corporelle.
Pour cela, nous appliquons une méthode, celle du kikô (qi gong): exercice traditionnel de renforcement de l'énergie vitale.
Nous pratiquons principalement la méthode du kikô (qi gong) mise au point par le Dr Yayama (médecin cancérologue et maître de kikô).
Cette méthode, originellement conçue pour le renforcement de la santé de ses patients, se base sur la sensibilisation, l'activation, puis le renforcement du qi (ki) au moyen d' exercices corporels, notamment ceux de la colonne vertébrale.
Les chakras, concept pratique du yoga, sont interprétés et appliqués dans cette méthode comme étant les « sièges d'énergie ».
En consolidant la santé nous pouvons trouver la joie de vivre.
Pour construire notre bien-être, nous nous exerçons au Taïchi-chuan et au Jisen aussi dénommée danse d'énergie ( littéralement: se tourner vers son propre centre).
Ces deux exercices se complètent l'un et l'autre.
Chacun d'eux nous procure les sensations de plaisir et de joie du corps en stimulant, activant et en renforçant la région de la colonne vertébrale et celles des chakras.
En cultivant les bases de la santé et du bien-être, nous pratiquons un art martial: le Jisei-budo.
Le Jisei-budo vise à activer ses capacités corporelles endormies en appliquant des méthodes énergétiques.
C'est sur la base de la santé et du bien-être que nous pouvons envisager de nous renforcer durablement en réalisant l'efficacité en art martial.
Du Shaolin-mon au Jisei-dô
Je suis parvenu à définir le Jisei-dô comme étant ma pratique corporelle après avoir passé une longue période de recherche.
L' ayant définie de cette façon, je me suis aperçu que cette définition pouvait s'appliquer à bien d'autres domaines. En effet, certains artistes ou artisans pratiquent aussi leur art de cette manière, sans pour autant préciser leur position, ou même en avoir conscience.
Pour ma part, j'ai eu besoin de définir ma position, car j'ai cherché longtemps avant de pouvoir pratiquer une méthode satisfaisante qui réponde à mes propres besoins.
Je pense que chacun cherche une satisfaction dans la pratique de son choix.
J'ai voulu trouver une méthode de pratique qui me satisfasse longtemps, voire toute la vie.
J'ai ainsi pratiqué pendant une longue période le karaté.
Restant dans le même alignement, j'ai cherché une cohérence de pratique en m'appuyant sur les transmissions historiques et j'ai défini mon positionnement comme étant le « Shaolin-mon » en 1983.
Car la transmission du karaté se situe dans le courant du Shaolin.
J'ai donc conçu ma position sur le nom « mon » qui signifie « porte » en japonais, du courant Shaolin où passait une grande variété d'arts martiaux, notamment le karaté.
Le Shaolin-mon était donc ma position de recherche et de pratique.
En effet, j'ai pu étudier plusieurs écoles et courants de karaté dont ceux de la boxe de Shaolin durant la période de Shaolin-mon.
Ce fut une période passionnante et fructueuse accompagnant de nombreux élèves de l'époque dont plusieurs poursuivent le chemin en ma compagnie pour continuer à partager encore aujourd'hui cette nouvelle aventure.
Pendant cette longue période de recherche, je cherchais à définir la meilleure pratique possible pouvant me satisfaire aussi longtemps que durerait ma vie.
En 1996, la rencontre avec le Dr YAYAMA, cancérologue et professeur de Kikô (qigong), fut décisive pour ma recherche.
Grâce à son enseignement, j'ai réussi à faire une synthèse personnelle du qigong que j'étudiais depuis 1982.
C'est ainsi que dans le courant de l'année 2000, en intégrant sa méthode à ma propre pratique du taï-chi et de l'art du combat, je suis parvenu à concevoir le résultat de ma recherche comme étant la méthode du Jisei-dô.
Il ne s'agit pas de l'aboutissement de ma recherche, ni celui de ma réflexion, ni celui de mon niveau technique, mais bien celui de mon positionnement par rapport à la pratique de ma méthode.
Désormais, je me positionne dans le Jisei-dô: « La voie permettant de me former moi-même en m'exerçant à une méthode de l'art que j'ai conçue. »
Mon enseignement a donc pour objectif que chacun de mes élèves puisse construire son propre Jisei-dô à partir des bases de ma méthode.
De cette façon, nous nous exerçons à une méthode corporelle qui nous permet de développer la santé, le bien-être et en même temps d'acquérir l'efficacité en art martial.
Le Jisei-dô nous permet d'apprendre des techniques corporelles afin d'avoir les moyens de nous défendre mais aussi de développer nos capacités potentielles personnelles.
Une méthode de pratique corporelle est indissociable de celle de l'activité mentale, car nous savons que c'est le cerveau qui gère le corps.
L'activité corporelle implique donc l'exercice mental.
L'approfondissement d'une méthode corporelle nous mène alors à une prise de conscience de notre activité spirituelle. Nous nous exerçons à ces méthodes en constatant des indices concrets et tangibles révélés par le corps.
L'entraînement dans le cadre de l'enseignement du Jisei-dô permet ainsi de comprendre le sens de son travail, de maîtriser et de développer ses capacités corporelles et de constater son évolution de façon éloquente.
Jisei-dô permet de conduire à un développement pérenne et harmonieux de ses capacités personnelles, s'ouvrant sur un horizon de progrès toujours accessible.
Mis à jour (Samedi, 29 Octobre 2011 09:58)